• mariemiles

La fin d'un amour

23 JUIN 2009 ne vous mettez donc pas ainsi en colère cher esprit pourtant si brillant de nuances et d'éther vous cherchez or ce que vous cherchez n'a pas la forme d'un monolithe celui par lequel vous pensez en me regardant alors que je cause fenêtres ouvertes ailleurs comme une femme cible de vent * je me teindrai en coiffeuse j'aurai des grossesses silencieuses le dimanche en famille, et des robes pas trop longues pas trop courtes des pulls bleus pour ne pas choquer assise j'écouterai on m'aimera parce je n'aurai pas fait exprès je boirai du café pour comprendre les gens quand ils se plaignent du quotidien et de la machine les femmes sont plus belles avec un défaut une certaine asymétrie on n'aime pas les icônes les grandes lignes violentes bien dessinées à côté de la track de chemin de fer en cavale brunes et tragiques noires et rouges héroïnes en talons aiguilles sur les rails espagnols mieux vaut les laisser seules sur les écrans le papier glacé dans les poèmes or si je me tassais au centre et la suivais cette track normale, sans trop de visage pleine de bons sentiments rassurants et corrects comme le mariage et la télé au lent plafond de notre blanche maison quand viendra la nuit me parleras-tu de Derrida ta main fermement close sur moi pour que peut-être je rêve à des murs qui tombent * à Barcelone nos ébats violents comme l'absence tu ne disais rien et très fort, en catalan j'ouvrais la fenêtre inutile parmi les mouches

22 JUIN 2009 Comme me manque Barcelone notre dialogue où nous ne nous sommes jamais retrouvés ensemble du moins rappelez-vous Barcelone était comme eau manquante ici quel ennui la terre fend par endroit notre dialogue manque à toute chose vivante encore je vous c'est difficile je ne pas plus que vous mais enfin quelle est l'équation vous êtes au cœur de toute somme quelle qu'en soit la portée ; un jour peut-être nous aurons pour salon des rues de Barcelone la beauté et nos mains comme seul passage du temps



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27 juin 2009

je vois vos yeux sur cette photo qui regardent vers moi mais d'un autre temps d'un autre lieu où je n'étais pas je ne reconnais pas votre visage je me rappelle pourtant l'océan que votre lèvre légère

À voir

Il y a 12 ans je commençais à mourir le long labeur de quelques mots choisis pour leur inlassable morphologie et par économie fanée avant d'ouvrir, me voilà aujourd'hui un bourgeon dont les rides n'of

10 SEPT. 2008

10 SEPT. 2008 creux dans le mot ces jours-ci la musique a la particularité d'habiter sans encombrer l'espace ses pleins comme ses vides ; je cherchais le vent je me souviens au mois d'août je viens de

©2019 Marie Deschênes

Semi-retired dancer now living in New York

French poet and snob, with vaguely misanthropic moods yet, to her great despair, an undying hope

in what tomorrow may bring.